Ma première fois à Disney : J'ai pleuré

spectacle disney la reine des neige
Premier pas à Disneyland à 25 ans, après une enfance sans princesses ni parades : j’ai pleuré devant la magie. Dans cet article, je raconte pourquoi ce rêve d’enfant m’a submergée, et ce que cette journée a changé pour moi. Spoiler : j’y retourne.

Je crois que je n’étais pas prête.

Pas prête pour les larmes. Pas prête pour la musique de la parade qui me fait encore frissonner rien qu’en y repensant. Pas prête à redevenir cette petite fille que j’ai longtemps fait taire.

C’était le 26 décembre 2015. Juste après Noël. Mon copain me tend une enveloppe, l’air de rien, avec ce petit sourire en coin qui veut dire « prépare-toi, tu vas pleurer ». Et il avait raison. À l’intérieur : des billets pour Disneyland Paris. J’ai relu trois fois. J’étais aux anges. Parce que je n’y étais jamais allée.

Pas parce que c’était trop cher. Chez moi, ce n’était pas une question de budget. C’était une question de valeurs. Pour mes parents, Disneyland représentait le temple de la consommation. L’opposé de ce qu’ils voulaient transmettre. Alors à la place, on allait dans des musées, des expos, des villes chargées d’histoire, on apprenait, on explorait, on ouvrait nos esprits. Et j’en suis profondément reconnaissante. Vraiment. Ça a façonné la personne que je suis aujourd’hui. Curieuse. Ouverte. Connectée à l’art et au monde.

Mais j’aurais aussi adoré, juste une fois, découvrir Disney enfant. Croire que Mickey était réel, chanter avec Ariel … Vivre cette insouciance-là.

Alors imagine. J’ai 25 ans, il fait froid, on arrive à Marne-la-Vallée, et dès que j’aperçois les tourelles du château, j’ai la gorge qui se serre. Il y a des enfants partout. Des rires. Des cris. Et moi, grande meuf de 25 ans, qui retiens mes larmes comme une débile. Et puis vient la parade. Musique à fond, personnages en chair et en os, confettis, Olaf, Elsa, les chants de la Reine des Neiges, le Roi Lion. J’ai fondu. Littéralement.

J’ai pleuré comme si j’étais moi, à 6 ans, dans une robe de princesse en plastique, un serre-tête qui gratte et une envie de croire que tout est possible.

On a enchaîné les manèges. J’ai crié, j’ai ri, j’ai chanté trop fort. Et chaque fois que je croisais un personnage ou que je voyais un enfant avec des yeux brillants, j’avais le cœur qui explosait. Parce que moi aussi, j’étais en train de vivre ma première fois. Et je mesurais à quel point certaines absences laissent des traces. J’avais 25 ans et j’étais submergée. C’était pas juste un parc. C’était une réparation.


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