Retour à l’essentiel (et à moi-même)

J’ai accumulé. Beaucoup. Beaucoup trop. Du prêt-à-porter à ne plus savoir quoi en faire. Et là, j’en suis arrivée au point où ça doit partir.
Retour en arrière.

J’ai eu un blog mode et beauté. J’étais accro au shopping. J’achetais pour combler, pour suivre, pour avoir. Résultat ? Une garde-robe pleine, mais un cerveau saturé. La surconsommation, ça rend floue. J’ai gardé des choses parce que j’avais du mal à m’en séparer : des souvenirs, des vêtements liés à des moments de ma vie. Je me disais “je le remettrai peut-être un jour”… Mais soyons honnêtes : mon moi d’aujourd’hui n’est plus le moi d’avant.
Aujourd’hui.

Je ressens ce besoin viscéral d’une garde-robe plus petite, plus claire. Faire de la place. Revenir à l’essentiel. Je veux arrêter de perdre du temps à chercher une tenue et finir avec un jean troué à l’entrejambe, un t-shirt noir, un pull noir, des baskets noires. Toujours pareil, toujours pratique, mais sans plaisir. Et puis, ce stress inutile quand je suis en retard… ça suffit.
Je préfère les expériences aux possessions maintenant. Et ça, c’est un changement énorme pour moi.
La loi de Pareto m’a mise face à une évidence :
Je porte 20% de mes vêtements 80% du temps. Alors pourquoi garder tout le reste ? Si je n’en ressens même pas le manque ? Il suffit de garder ce que j’utilise vraiment, ce qui me va, ce que j’aime, ce qui me ressemble aujourd’hui. Et c’est valable pour mes vêtements, mes sacs, et tout le reste dans l’appartement.
8 questions que je me suis posées pour trier :

- Quel est le coût mental de cet objet ?
- Quelles sont mes priorités aujourd’hui ? Ex : confort. Exit les escarpins 12 cm, bonjour baskets et talons blocs.
- Est-ce que ça correspond à la personne que je suis maintenant ? Si je le voyais en magasin, est-ce que je l’achèterais aujourd’hui ?
- Est-ce que je l’ai porté dans les 6 à 12 derniers mois ?
- Est-ce que ça me va ? Est-ce que je me sens belle dedans ?
- Ai-je plusieurs pièces similaires ?
- Est-ce que je le garde “au cas où” ? Est-ce que c’est abîmé ou à réparer (mais depuis 3 ans) ?
- Est-ce que je le garde juste parce que c’est un cadeau ou que j’ai une attache émotionnelle ?
Spoiler alert : quand on répond honnêtement… la pile “à garder” diminue très vite.
Que faire de ce qu’on ne garde pas ?

- Jeter/recycler ce qui est abîmé, délavé, trop usé.
- Donner ce qui est démodé ou sans grande valeur mais encore portable.
- Vendre ce qui peut encore faire plaisir à quelqu’un d’autre.
Petit tips : je garde un bac de transition pour les vêtements en mode “je ne sais pas encore”. Ça me laisse le temps de voir si ça me manque ou pas, et ça évite les regrets.
Autre astuce que j’ai testée : retourner les cintres dans le mauvais sens. Quand je remets un vêtement, je le replace dans le bon sens. Au bout de 3 mois, je vois directement ce qui ne bouge jamais.
Et pour le tri global : je classe par catégorie et je garde uniquement les pièces préférées. Pas besoin de tout essayer ni de tout sortir en même temps.
Mon protocole du jour :

Je vide les placards (pas tout en même temps parce que j’ai envie de dormir dans mon lit ce soir), je trie, je mets dans des bacs de transition, et je les range dans mes placards du haut (parce que j’ai été opérée et que je peux pas descendre à la cave pour le moment).
Je procède par zones :
- Grande armoire à habits suspendus → objectif : la vider pour y mettre un fauteuil squatté par mon chat (photo de Maia accrochée au lit + bruitage miaulement obligatoire).
- Petit placard à côté du lit → plein de vêtements oubliés, c’est maintenant ou jamais.
- Grand placard → vêtements pliés, déjà à moitié triés. À finir.
C’est parti.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.